Se débarrasser de l’obsession

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Quand j’interroge des femmes sur leur difficultés avec l’alimentation ou avec le poids, je me fais souvent cette réflexion: « Wouahouh! Qu’est-ce que cette obsession prend comme place! ». Dans ma vie aussi, lorsque j’étais boulimique, cela prenait énormément de place.

Pour vous donner une idée, voici le portait-robot d’une personne en guerre avec la nourriture et avec son poids:

  • Première pensée au lever: « comment faire pour ne pas manger n’importe quoi aujourd’hui? Comment faire pour maigrir? « 
  • Petit déjeuner: « Je n’ai pas très faim mais il faut que je mange. C’est écrit dans tous les régimes, ça évite d’avoir faim plus tard. Et puis c’est le début de la journée: là j’assure. »
  • Première pensée en se regardant dans le miroir: « c’est horrible, tu es énorme et moche »
  • Première pensée sous la douche: « je déteste mes bourrelets »
  • En s’habillant: « rien ne me va », « comment rentrer dans un vêtement deux tailles en dessous de celle que je fais actuellement? » « Comment camoufler la misère? » ou « au secours! Je ne veux pas sortir de chez moi »
  • Pendant le trajet vers la travail: l’anxiété monte sans que je verbalise alors ce que je ressens, mais l’idée de faire face aux autres avec un corps pareil demande beaucoup de courage…
  • Au travail: sourire++++, Toujours assurer, montrer sa valeur. On ne peut pas être à la fois grosse et nulle il s’agit d’assurer. L’esprit occupé à assurer, je ne pense pas trop à manger.
  • 11h: je meurs de faim, ou d’envie de manger, je ne sais pas.  Ca va être dur de tenir jusqu’au repas de midi Au mieux je me torture et je sens mon énergie s’épuiser. Au pire, je grignote… « Et, m….! J’ai commencé à craquer… Je suis nulle, je n’y arriverai jamais. »
  • 12h30: repas avec les collègues: dans les périodes où je colmate les brèches (toujours avec le sourire) je choisis une assiette parfaitement équilibrée qui ne me satisfait pas du tout. Dans les périodes plus « down »: tant pis, je me lâche et je mange trop…
  • Période post-prandiale: dans tous les cas, je suis mal: si je n’ai pas mangé à ma faim, je continue d’être obsédée par la nourriture… Et si j’ai trop mangé je culpabilise et je manque d’énergie… Vite, se remettre dans le travail pour éviter d’y penser..
  • 17h: plus beaucoup d’énergie… tensions dans le corps… Envie de sucré.
  • 18h: Je craque en rentrant à la maison ou déjà sur le chemin du retour. Je me dis que de toutes façons la journée n’a pas été super, autant craquer vraiment, je m’y mettrai vraiment demain, c’est sur.
  • Jusqu’au coucher: entre obsession, culpabilité et excès: je me déteste de ne pas avoir plus de volonté. Mais la fatigue et la tension sont plus fortes que moi… Vite, la télé pour m’anesthésier un peu le cerveau!
  • Sommeil: forcément peu récupérateur à cause de la digestion, demain matin, je me lèverai fatiguée et moche mais c’est sûr, cette fois, avec plus de volonté, je vais y arriver. Allez, demain je me remets au régime!

En écrivant cela, je me rappelle à quel point cette période de ma vie était difficile. Toujours en tempête intérieure, d’obsession en obsession, j’avais tellement de mal à comprendre la vie et ses règles du jeu. Je croyais que mon corps n’était qu’un boulet, et ma tête, une chose à discipliner… Quant à mon cœur… ou la,la.. mon pauvre petit cœur…, il avait bien du mal à se faire entendre. Je crois qu’il n’était qu’un immense chagrin. C’était il y a quinze ans mais je m’en souviens comme si c’était hier.

Et bien, je vous le dis: l’obsession prend beaucoup, beaucoup, beaucoup de place. Si vous êtes obsédée par votre poids ou par la nourriture, vous le savez bien. Cela prend la place de toutes les belles choses que la vie a à vous offrir.

obsessionAujourd’hui, je m’emploie à peupler mes journées de pensées positives, de gratitude, d’indulgence et d’estime de moi. Et je suis comme tout le monde, je n’y parviens pas toujours parfaitement, mais c’en est fini de meubler mes jours et mes nuits avec des tempêtes intérieures, des complexes, des reproches, des exigences, des plaintes.

J’ai choisi de ressembler aux personnes qui vont bien et à force de copier leurs comportements, à force de m’écouter, de commencer à m’entendre, j’ai réussi à ne plus être une personne boulimique. Je suis heureuse !

Si vous êtes dans la tempête et que vous ne voyez pas le bout du tunnel, sachez que les victoires se gagnent un jour après l’autre, en arrêtant de scruter sa balance et en se concentrant sur les changements merveilleux qu’on souhaite voir s’opérer dans la vie.

A part l’opiniâtreté, je n’avais pas de talent particulier pour y arriver. Les femmes que j’accompagne et qui réussissent leur métamorphose, n’ont pas elle non plus de talent: mais elle veulent aller bien et sont prêtes à essayer de nouvelles stratégies pour y parvenir.

Si vous aussi vous voulez que votre problématique de poids et de nourriture arrête de prendre toute la place, je vous invite à changer de stratégie pour y parvenir. Celles que vous avez utilisées jusque là ne fonctionnent pas. Alors: exit les régimes! Exit le fait de se maltraiter! Exit le « je n’ai pas assez de volonté! »

Adoptez une nouvelle attitude: réconcilignez-vous! Révélez enfin la Femme que vous êtes, libérée de toutes ces contingences épuisantes.

Si vous ne savez pas par où commencer, j’ai tracé le chemin pour vous à travers trois programmes qui s’adaptent à vos besoins. Je vous invite à les découvrir et à sentir celui qui résonne le plus avec vous, celui qui vous parle le plus. Et quand vous serez prête à faire de la place pour le meilleur, et bien je vous invite alors à passer à l’action et à me contacter.

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Quand vous serez prête, je serai là pour vous.

 

 

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